J'essaye d'abord d'instaurer la confiance par rapport à l'erreur. J'explique qu'il est normal d'échouer mais qu'il est anormal de ne rien faire. "Ne rien faire" voulant dire "ne rien écrire". Je les encourage donc à écrire beaucoup même n'importe quoi. L'excuse de l'incompréhension devient donc caduque. L'important n'est pas de réussir mais d'essayer. Dans le cas où l'élève n'a rien fait je lui fait recopier la correction une dizaine de fois (peut être moins si cette correction est longue).
Je préfére faire venir au tableau un élève qui croit qu'il a mal fait son exercice qu'un élève qui pense avoir bien fait son exercice. Je ne les sanctionne jamais s'ils ont mal fait l'exercice.
Lorie pense avoir mal fait son exercice. Elle vient au tableau et fait tout correctement. Elle avait fait seulement une erreur en vérifiant.
Dany refuse de faire l'exercice d'application sous le prétexte qu'il ne comprend rien et qu'il ne peut pas écrire n'importe quoi. Je m'énerve et je lui demande d'écrire N'IMPORTE QUOI. Il s'énerve lui aussi. Il prend son stylo rageusement et déclare "d'accord j'écris n'importe quoi". Il écrit exactement ce qu'il faut pour le début de la démonstration et repose son stylo en me disant "voila vous êtes content". Je lui redemande de continuer à écrire N'IMPORTE QUOI, il s'emporte de la même façon et continu à écrire une phrase mathématique correcte. Il ne me restait plus qu'à conclure sur son attitude devant toute la classe: "L'incompréhension était fausse ou fantasmée, il est flemmard, c'est tout". L'élève en question en est resté complètement abasourdi.