Lundi 5 décembre 2011
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Les mathématiques sont assimilées à l’abstraction. Les deux concepts sont tellement imbriqués dans nos esprits qu’elles
se confondent pour nombre de gens. Qui n’a pas entendu dire, je suis nul en maths, l’abstrait je n’y comprends rien.
Cependant c’est une erreur malheureuse pour nombre d’enfants qui entendent ce discours car elle assimile les mathématiques à
des objets éthérés qui ne se retrouvent pas dans la réalité. Pourtant les chiffres et les figures géométriques se retrouvent à chaque coin de rues de sa vie.
Enseigner l’abstraction, est ce possible ? Je n’y crois pas trop ou alors sûrement pas de façon académique. Une fois j’ai
répondu à un parent, qui me demandait comment apprendre l’abstraction à sa fille : « jouez ! ! !. »
Jouez aux échecs, à l’Othello, à l’awele pour construire le raisonnement inductif
Jouez au monopoly ou à « la bonne paye » pour apprendre les additions et les soustractions.
Jouez aux Légo pour la géométrie dans l’espace ou faites des promenades en lisant une carte.
Jouez au twister pour la latéralisation.
Jouez, Jouez, Jouez… ! Et plus votre enfant jouera et plus il construira de la pensée abstraite.
Apprenez-lui le Solitaire, des patiences, le Sudoku et tout un tas de jeux pour qu’il puisse jouer seul.
Jouez aux cartes pour les probabilités
Jouez au Go pour l’approche intuitive ou la stratégie ou la tactique.
Jouez, Jouez, Jouez… !
Un conseil qui fera hurler les parents :
Vous sentez qu’il maîtrise mal l’espace, achetez-lui une console vidéo et mettez le devant un Doom Like, vous verrez qu’au
bout de quelque temps il vous donnera des leçons de GPS. Mes élèves actuels arrivent à résoudre des problèmes de géométrie dans l’espace que des élèves d’il y a 10 ans maîtrisaient à peine.
Grâce à qui : aux jeux vidéos. Mais bien sûr, il ne faut pas en abuser.
Par Courtois
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Vendredi 18 novembre 2011
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16:55
J'écris cette article suite à la remarque très pertinente d'un de mes lecteurs sur l'article "Un truc pour les devoirs à la maison".
Je cite:
"Que penser alors des petits malins qui auront compris votre technique, qui apprendront par coeur le DM, pour pouvoir le
ressortir en contrôle ?"
Je ne pense pas que cela soit un vrai problème.
D'abord, essayer d'apprendre quelque chose par coeur sans le comprendre , c'est vraiment très très difficile.
Donc finalement ceux là sont très rares et s'ils sont assez courageux pour apprendre par coeur un devoir, c'est déjà un sacré
travail et cela ne me gène pas de les valoriser.
Et puis on les repère très vite ceux qui apprennent sans comprendre: ils répondent même aux questions qui ne sont pas posées.
Cela fait donc très mauvais genre.
Par Courtois jerome
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Jeudi 17 novembre 2011
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22:53



Tous les professeurs de mathématiques sont exaspérés par les devoirs à la maison qui ne sont que des
photocopies. J’en avais vraiment marre de ne corriger que des copier-coller d’une copie originelle dont je n’arrivait même pas à trouver la trace. Une amie m’a donné LE TRUC que j’expérimente
depuis 3 mois. Je donne un devoir à la maison pour dans 15 jours mais je ne ramasse pas les copies le jour dit. Je leur donne un contrôle sur table sur quelques questions texto du devoir pendant
15 min. Je leur fournis la feuille avec les questions sur laquelle ils doivent répondre.
Pendant les 15 jours de préparations, ils ont droit à toutes les questions qu’ils veulent.
Ils peuvent l'écrire ou ils veulent même sur les murs de leur chambre si cela leur plait mais de toute façon, à la fin, je ne
ramasse que leur vrai travail. Bien sûr, le devoir doit être adapté à l’exercice parce que vous ne pouvez pas leur poser toutes les questions (encore que ? ? C’est à essayer au moins une
fois). En général je cherche, grossiérement, un devoir en trois parties et j’interroge sur une des parties.
Enfin je lis des idées variées et intéressantes, enfin je reconnais celui qui a travaillé de celui qui n’a rien
fait. En plus la note que vous donnez sur l’ensemble des Devoirs à la Maison a un sens que vous pouvez vraiment intégrer dans la moyenne. Ah ! Vraiment je suis content de cette idée.
Par Courtois jerome
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Mardi 15 décembre 2009
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22:56
J'utilise beaucoup cette image pour convaincre un élève d'écrire. Parfois, un élève qui ne comprend pas un exercice à résoudre, ne veut pas écrire. Or la
compréhension passe aussi par la tentative, l'essai et surtout par l'erreur.
J'ai fait beaucoup de saut en hauteur et je me souviens encore de cette appréhension avant de sauter qui aurait pu me paralyser s'il n'y avait pas un enjeu clairement
identifié: passer au dessus de la barre. Pendant l'entraînement, on apprend les techniques de saut, le professeur détaille chaque mouvement et nous montre les différentes techniques. Mais la
première fois que l'on saute en fosbury on n'essaye pas forcément de tout comprendre ...et on saute. Le résultat n'a finalement pas d'importance car il est rare que l'on réussisse la première fois.
Il faut seulement recommencer.
L'avantage de cette image, c'est que la plupart des élèves l'ont pratiqué au moins une fois.
On peut utiliser d'autres comparaisons issus d'autre domaine:
Il faut se jeter à l'eau pour nager
Devant la cage de foot tu shootes sans forcément comprendre comment ton pied va se positionner pour tirer
Devant une console de jeu, tu joues avant de lire la notice. (pas forcément une méthode efficace mais qui marche plus ou moins bien suivant la complexité du jeu)
Danser c'est d'abord bouger. (même n'importe comment)
Pour skier,surfer, patiner ou véliplancher, il ne faut pas avoir peur de tomber.
Pour faire de la musique, il faut aussi jouer faux.
Pour dessiner il faut aussi faire des pâtés.
Et une derniére que l'on utilisera évidemment jamais avec un élève:
Évidemment si tu n'essayes rien tu resteras toujours puceau
Si vous en avez d'autres ?
Par Courtois jerome
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Dimanche 2 avril 2006
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21:48
C'est l'histoire que j'adore raconter aux élèves.
L’œuf, ça a l’air tout simple, mais il y a beaucoup à en dire. C’est l’histoire de l’œuf de Colomb, telle que la rapporte la légende. Le grand navigateur, de retour chez lui après avoir découvert
l’Amérique, dînait chez un grand d’Espagne. Autour de la table, il entendit quelqu’un murmurer que son exploit était en réalité à la portée de tous. Il se fit alors apporter un œuf et défia tous
ceux qui étaient autour de la table de le faire tenir debout sur une extrémité. L’œuf passa de mains en mains, mais aucun des convives ne trouva la solution. Avec un petit sourire malin,
Christophe Colomb reprit l’œuf et le toqua légèrement contre son assiette. L’œuf tint sans problème en équilibre. Chacun alors de s’écrier: ce n’était que ça ? Ça n’était pas bien difficile!
- Sans doute, répliqua Christophe Colomb avec un petit sourire ironique. Mais fallait il y penser!
J'aurais rajouté…et essayé!
Par Courtois jerome
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