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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 12:20

         Mes meilleurs cours, ceux que je réutilise sans inquiétude, sont les cours que j’ai tapé en prévoyant qu’ils pouvaient être utilisés par les élèves en autonomie. Je me suis mis à la place des élèves et j’ai essayé de les imaginer entrain de les préparer seuls. Parfois je donne directement les polycopiés pour faire le cours quand je suis sûr de leur efficacité…ou quand je suis en retard sur ma progression. Mais je ne les laisse pas complètement seul car malgré mon effort d’empathie, il y en a toujours qui sont incapables de faire un travail en complète autonomie sur un polycopié. Je fais une lecture suivie du polycopié et j’accompagne les exercices qui sont proposés dans le polycopié.
    Attention je ne donne pas toujours le polycopié car il est souvent incomplet et pas toujours adapté.
    J’ai commencé à engager ce type de travail sur mes cours pour pouvoir gérer le plus simplement possible le problème de l’absentéisme en classe de terminale STI électronique vers les mois d’avril et mai. Ils ont un projet d’électronique qu’ils doivent soutenir à la mi-mai. Cette période devient alors très difficile à gérer, les élèves viennent en cours, suivant l’état d’avancement de leur travail en électronique,  par petit groupe qui n’est pas toujours le même que le précédent. La seule façon de pouvoir être efficace était donc de leur donner un polycopié sur lequel ils pouvaient s’investir seul et le plus rapidement possible.
    Voici un exemple de polycopié sur les suites : Notions de suite

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:31

Les élèves doivent-ils s’adapter au professeur ou le professeur doit-il s’adapter aux élèves ?
Euh ! …Ben ! … Les deux mon capitaine ! ! !
    Les élèves doivent-ils s’adapter au professeur ? Oui mais les règles doivent être très claires et clairement énoncées, en particulier lors du premier cours. A cette condition, ils peuvent accepter des choses étonnantes.

    Si vous êtes en retard, vous devez me recopier cinq poèmes de Baudelaire quelle que soit la raison même si votre bus a eu du retard, même si vous étiez chez le CPE. Pas de problème, ils le feront car ils le savaient et ils évitent d’être en retard.
   
    J’ai eu une classe de terminal STI électronique avec laquelle je n’avais pas été très clair sur le travail, les exigences et la discipline parce que je l’imaginais comme une autre classe STI électronique que j’avais en parallèle et qui était plutôt correcte. Malheureusement le profil des deux classes était totalement différent et ce fut une bagarre tout au long de l’année avec la classe la plus dissipée

    Le professeur doit-il s’adapter au professeur ? Oui mais l’objectif est d’apprendre et de progresser jusqu’au niveau demandé par les programmes. Une condition : c’est d’être très à l’écoute de leur niveau et de leur capacité de concentration.

C’est donnant donnant. Je m’adapte à certaines de leurs demandes, ils doivent s ‘adapter aux miennes. S’ils n’en profitent pas je ne leur donnerai pas une seconde chance. Si tout cela est bien clair, en général le groupe classe suivra. Bien sur, il peut toujours y avoir des individualités qu’il faudra maîtriser.
.
    En première STI, la moitié des élèves viennent de BEP, factoriser avec les identités remarquables et résoudre une équation simple fait partie des angoisses de leur scolarité. J’essaye de m’acharner, de recommencer, de refaire, de faire autrement, rien ne marche. Cependant, deux mois après, on travaille sur le discriminant d’un polynôme du second degré. La notion semble complètement nouvelle pour eux et j’aperçois un déblocage. Pourtant, je pensais que la notion ne serait pas comprise sans une bonne connaissance des factorisations. J’aurais mieux fait de m’arrêter rapidement sur les factorisations plutôt qu’un acharnement qui risquait un dégoût supplémentaire.

    Le mardi, Les élèves de terminales commencent à 8h avec deux heures de sport, n’ont qu’une heure pour manger et commencent deux heures de maths avec moi à 15 h. Ils ont donc déjà 6 heures de cours dans la tête avant le cours de maths. Le cours peut devenir infernal ou au contraire amorphe. J’ai essayé de faire un cours correct ; une fois sur deux, c’est l’échec ; disons même deux fois sur trois. J’ai donc instauré la sieste de 10 à 15 minutes, montre en main, en début de cours. Croyez-vous que c’est du temps de perdu ? Que nenni, moi et les élèves préféreront largement l’heure et demi efficace après la sieste que les deux heures de combat acharné contre l’excitation ou la mollesse.

J’ai un cours de 11h à 13 h avec les premières S. A partir de 12h, 12h15, j’arrête de leur faire faire des exercices complexes. Je passe à un cours magistral sur une notion très simple que j’étire au maximum et je leur fais faire oralement quelques exercices genre QCM ou Vrai /faux. J’ai essayé une fois de leur faire une progression à difficulté croissante tout au long des deux heures. Le résultat fut désastreux. En vérifiant le lendemain, tout ce qui avait été fait à partir de 12h15 avait été oublié, mal recopié, mal compris ou compris de travers.

    Dans certaine classe, genre STG, certains peuvent avoir des difficultés même à tracer une droite. Je reviens calmement à cette base pour aller jusqu’aux calculs de dérivées. Beaucoup sont très surpris de finalement y arriver. Je n’ai pas hésité à perdre du temps au début. Il est toujours plus inefficace d’ignorer leur ignorance et de se retrouver coincé par la suite.

    Quand les élèves me demandent de ralentir,  je ralentis, je recommence parfois. S’ils le demandent c’est qu’ils sont en mode de recopiage, il n’y a plus de place pour la compréhension. Ce que vous dites n’a plus vraiment d’impact.

    Parfois, après un contrôle, deux jours avant les vacances ou en fin de semaine, ils sont tellement fatigués que je peux être complètement déstabilisé par leur « idiotie », même avec de très bons élèves. Il faut se méfier de ces moments là. Je peux vraiment croire qu’ils le font exprès et je m’énerve. Essayez vous-même de résoudre un problème de n’importe quoi après une journée de travail épuisante et vous verrez que vous n’arriverez plus à comprendre même des évidences.
   
Et vous trouverez des tas d’exemples de ce genre tout au long du blog.

J’ai  voulu écrire cet article après une heure, un jeudi, deux jours avant les vacances de février. Les élèves de terminale STI venaient d’avoir un contrôle de physique. Je leur fais faire un TP sur ordinateur en pensant que cela serait plutôt détendu. En général, ils adorent.
Je leur explique, via mon écran qui est projeté sur le leur, comment construire un point de coordonnées A(1 ;1) de la façon suivante :
-Tapez "A majuscule", je dis bien "majuscule" puis  "=" , j’insiste  "=" , "parenthèse, 1, puis virgule "
Je recommence trois fois la virgule. 
-Enfin "1" et vous n’oubliez pas de fermer la parenthèse.
N’oubliez pas, qu’en même temps, il me voit faire A=(1 , 1).

Pourtant la moitié des élèves n’arrive pas à faire leur premier point.
Ensuite le TP  demande de calculer f(x)–f(a) sachant que f(x)=x². Les trois quarts n’arrivent pas à écrire f(x)–f(a)= x²–a²
Je commence à m’énerver et puis je m’arrête brutalement en m’imaginant mardi soir après 7 heures de cours entrain d’essayer de comprendre une phrase simple en Japonais. Je ne vous l’ai pas dis ? J’apprends le japonais en ce moment. C’est dur ! !

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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 11:31
Il y a un type d'élève difficile à gérer, c'est celui qui justifie son manque de travail par l'incompréhension: Il ne peut pas faire l'exercice parce qu'il ne comprend pas. C'est souvent la flemmardise qui motive cette réaction et il se peut qu'il n'en n'ait même pas conscience. Il a trouvé l'excuse ultime qui l'exempte de l'effort. Cela fonctionne depuis des années et personne n'arrive à le remettre en cause.

        J'essaye d'abord d'instaurer la confiance par rapport à l'erreur. J'explique qu'il est normal d'échouer mais qu'il est anormal de ne rien faire. "Ne rien faire" voulant dire "ne rien écrire". Je les encourage donc à écrire beaucoup même n'importe quoi. L'excuse de l'incompréhension devient donc caduque. L'important n'est pas de réussir mais d'essayer. Dans le cas où l'élève n'a rien fait je lui fait recopier la correction une dizaine de fois (peut être moins si cette correction est longue).
        Je préfére faire venir au tableau un élève qui croit qu'il a mal fait son exercice qu'un élève qui pense avoir bien fait son exercice. Je ne les sanctionne jamais s'ils ont mal fait l'exercice.

         Lorie pense avoir mal fait son exercice. Elle vient au tableau et fait tout correctement. Elle avait fait seulement une erreur en vérifiant.

         Dany refuse de faire l'exercice d'application sous le prétexte qu'il ne comprend rien et qu'il ne peut pas écrire n'importe quoi. Je m'énerve et je lui demande d'écrire N'IMPORTE QUOI. Il s'énerve lui aussi. Il prend son stylo rageusement et déclare "d'accord j'écris n'importe quoi". Il écrit exactement ce qu'il faut pour le début de la démonstration et repose son stylo en me disant "voila vous êtes content". Je lui redemande de continuer à écrire N'IMPORTE QUOI, il s'emporte de la même façon et continu à écrire une phrase mathématique correcte. Il ne me restait plus qu'à conclure sur son attitude devant toute la classe: "L'incompréhension était fausse ou fantasmée, il est flemmard, c'est tout". L'élève en question en est resté complètement abasourdi.
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 11:25

    Les enseignants se plaignent souvent que leurs élèves n'ont pas de bonnes méthodes de travail mais les étudiants n'ont souvent eu aucune information sur ce qu'est une bonne méthode de travail.
    
    Avant les vacances de Noël, il me restait une heure avec une classe de seconde. Je n'osais pas commencer un nouveau chapitre et je déteste faire des goûters ou des jeux ingérables. J'ai donc décidé de leur donner quelques conseils de travail sous la forme d'un cours magistral. J'ai été très surpris de leur attention. Il semblerait qu'ils avaient un manque que j'ai réussi à combler en partie. Je donne le plan de ce cours sur le lien suivant:

 

http://courscourtois.perso.sfr.fr/BTS/ConseilTravail.htm

 


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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 10:32
    Quand je renvoie un élève je l'accompagne jusqu'à la porte et je tiens la porte pour la fermer. J'évite ainsi qu'il la claque, ce qui fait toujours mauvais effet. Je le note absent et je donne toujours un travail à faire, que l'élève doit me rendre…s'il veut revenir au prochain cours. En ce moment je leur fait recopier des poèmes de Baudelaire. Il doit me rendre ce travail avant de rentrer. Je corrige et je rends toujours ce travail. Il ne faut pas donner l'impression qu'il a été déchiré et jeté. Ils doivent sentir qu'il n'y aucun mépris dans la punition.
    Je n'accepte surtout pas un élève qui n'a pas fait son travail, quelle que soit la raison. Entre autre ils vous affirmeront qu'ils n'ont pas trouver le texte. Ils doivent se débrouiller.

    Je vous conseille un article sur la punition :

Punir : le casse-tête parental

Article publié le 09 Janvier 2008
Par Martine Laronche
Source : LE MONDE
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 22:34

Ce n'est pas en semant des orties que l'on récolte des roses

Ce n'est pas le chemin qui est difficile c'est difficile qui est le chemin (Sören Kierkegaard)

On ne s'appuie que sur ce qui résiste

L'évidence n'existe pas.

Ça n’était pas bien difficile !. Sans doute; mais fallait-il y penser. (Christophe Colomb)

Qui se frotte à l'ail ne sent pas la giroflée. (Cervantes)

Quand tu crois aller trop lentement, ralentis.

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 17:35

         Si vous rencontrez un clochard noir dans la rue, en déduisez-vous que tous les noirs sont clochards, non évidemment. Pourtant dés qu'on se laisse aller sur des cas moins évidents, le naturel revient au galop. Tout le monde fait ce genre d'erreur mais cela ne saute pas forcément aux yeux.

"Les élèves sont nuls on ne peut rien faire". Autant changer de métier, Platon disait la même chose.

"Ils n'aiment pas les maths (ou toute autre matière)". Dans une classe de trente, pensez vous faire plaisir à tout le monde ? Il y a un défi à relever.


      J'ai eu une classe de première L sans gros horaire de mathématiques, j'ai rarement pris autant de plaisir. Je n'essaye pas d'en faire des matheux, c'est perdu d'avance mais on peut leur donner les bases minimums intégrées au programme. Je leur montre que j'ai compris qu'ils n'aimaient pas les mathématiques et qu'ils en ont le droit mais nous allons passer l'année ensemble alors autant que cela se passe le mieux possible. Il y a pleins d'astuces: les jeux, les histoires, l'historique des mathématiques et l'humour.

"Ils ne savent rien". Certains pourraient me donner des cours d'informatique, de musique, de danse, de dessin…évidemment ce ne sont pas des mathématiques.

L'autre jour Juliette croyait que Sherlok Holmes était écrit par Shakespeare. "Ils ne savent rien". Prendre un cas particulier pour en faire une généralité est une malheureuse argumentation qui peut faire beaucoup de dégâts

" Ils sont flemmards". Quelques-uns , peut être, mais pas tous. Et pourquoi ?

Arnold redouble en seconde, c'est une bataille pour lui rappeler qu'il n'a rien appris l'année dernière. Il croit savoir mais ne sait pas.

Une amie me dit que son fils a des notes catastrophiques (moins de 5/20). "Il est flemmard !" me dit-elle. Je lui fait remarquer que je ne peux pas comprendre comment un élève peut atteindre un niveau si bas. Elle finit par m'avouer qu'il avait des antécédents médicaux qui ont laissé des séquelles.

Je suis issu d'une culture bourgeoise et blanche où certains préjugés s'insèrent insidieusement:

  • Je ne nie pas que je peux avoir des réflexes racistes, il faut essayer de les débusquer.

En classe de STI, j'ai deux élèves excellents, l'un blanc l'autre noir. Je corrige leur copie. Ils ont la même note. Je mets "Excellent !" sur une copie, "TB" sur l'autre. Devinez quelle est la copie de l'élève noir.

  • Je ne nie pas que je peux avoir des réflexes sexistes. Sachons les remarquer.

L'exercice d'un livre présente la copie d'Hélène remplie de fautes de logique et la copie d'Hector remplie de fautes de syntaxes !!! Corrigez les copies.

L'exemple sert à contredire. Il est scandaleux d'en déduire une généralité.

  • "Les noirs sont flemmards". Roger Amoussou est l'un de mes meilleurs élèves. Il fera une classe prépa et deviendra ingénieur.
  • "Les Asiatiques sont travailleurs". Je ne me souviens plus de son nom mais je peux vous dire qu'il n'a jamais eu le bac.
  • "Les Arabes sont violents". Ils m'offrent des gâteaux au miel le jour de Laïd.
  • "Les filles sont travailleuses". Nul besoin d'exemples pour prouver que cela peut être faux.
  • " Quand les filles pensent au maquillage elles sont futiles". Delphine et Laure ont eu leur Bac haut la main. Moi et une de me collègue les appelions entre nous "nos pétasses préférées". Elles pouvaient refaire leur maquillage en étudiant une fonction logarithme.
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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 16:52

 J'adore ce titre...

Voilà ce que l'on peut lire ici: http://ecolesdifferentes.free.fr/constantemacabre.html  

Évaluer dans la situation actuelle :
des inconvénients très importants ...
- Implicitement, un certain pourcentage de mauvaises notes ( une "constante macabre" ) semble nécessaire pour que l'évaluation soit crédible
- Sous la pression de la société, l'enseignant devient un sélectionneur malgré lui.
- De nombreux élèves faisant partie du " mauvais tiers " d'une classe sont injustement en échec malgré leur travail. Ils se découragent et perdent confiance

         Depuis l'année dernière, j'ai découvert par hasard comment pouvait être perçu le fameux "un tiers de mauvais, un tiers de moyen et un tiers de bon" que j'appliquais dans mes classes. J'étais conscient d'appliquer cette règle, j'étais même fier quand j'avais un beau dix de moyenne tout rond. Mais j'étais totalement inconscient du pourquoi cela arrivait "naturellement" dans la plupart de mes classes. C'était normal. Or je supportais de moins en moins de voir des élèves travailleurs, loin d'être idiot, comprenant tout et réussissant leurs exercices en classe, ne jamais décrocher de leur mauvaises notes. Un article de Monsieur André Antibi ( je ne sais plus où je l'ai lu) me déculpabilise complètement et me donne une méthode simple:      

     Une semaine avant chaque devoir, il faut donner une liste d'exercices corrigés et expliquer aux élèves que la moitié ou plus des points du devoirs seront tirés de cette liste mot pour mot.

      J'ai un peu un choc en lisant cela. Ils vont tous avoir des bonnes notes. Quelle horreur ! Il suffit d'apprendre par cœur ! hum ! "Il suffit…"

      Je m'en fous. J'essaye...

      J'avais une bonne relation avec mes classes; depuis l'année dernière, elle est encore meilleure. Je ne suis pas moins exigeant sur les contenus mais maintenant les élèves ne peuvent plus rien me reprocher quand ils ont des mauvaises notes. Ils sont les seuls responsables de leur échec. Les élèves qui travaillent progressent de façon extraordinaire et découvrent enfin que l'effort paye. De plus, ils m'arrivent dans certaine classe d'élever le niveau à un point que je n'espérais plus. La plus grosse difficulté, c'est de s'habituer à mettre de bonne note Je ne suis plus un sélectionneur, je suis un enseignant…A suivre

 

Qu'en pensez vous ? Que feriez vous ?

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 22:49

   La préparation physique est importante. Il faut avoir une bonne connaissance des capacités de la voix et du souffle. Si vous avez mal à la gorge, c'est que vous respirez mal. Prenez des cours de chant ou de théâtre. Les deux activités apprennent à utiliser la voix de façon correcte sans qu'elle se fatigue, on peut alors parler très fort très longtemps.

   Certaines personnes ont une voix très haut perchée, et pas seulement les femmes, qui handicapent leur charisme. Une amie a réussi à résoudre ce problème en allant voir un orthophoniste ou un phoniaque. Je ne sais plus trop.

    Pour marquer ma supériorité, une colère, une impatience ou une injonction, je descends ma voix le plus bas possible. Pour faire un effet comique, on peut la monter.

    J'ai fait du Théâtre, ce qui m'a beaucoup aidé pour m'imposer devant les élèves. On y apprend l'écoute de l'autre ce qui n'est pas négligeable devant des élèves qui ont parfois du mal à se connaître eux même. J'ai appris à minimiser mes gestes, à détecter mes tics, à marcher devant un public. Un professeur est un acteur, tous ceux qui me diront le contraire n'ont pas compris dans quelle situation se plaçait un enseignant. Et surtout ils ne savent pas ce qu'est un acteur. On me répondra qu'on ne peut pas toujours lutter contre sa nature et qu'on ne peut pas toujours jouer un autre personnage. C'est encore un préjugé sur le métier d'acteur, allez voir Caubére qui joue sa vie depuis vingt ans. On peut être acteur avec sa personnalité.

   Grâce au théâtre, j'ai appris à dominer ma peur, à simuler l'assurance dans des situations délicates et à accepter de faire des erreurs en public. La plupart du temps personne ne s'en aperçoit. Cela fait partie du spectacle.

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 22:48

J'ai d'autres activités en dehors de l'enseignement. Les élèves du secondaires peuvent être des mangeurs de nerfs et il faut pouvoir faire respirer son cerveau.

J'aime découvrir d'autres disciplines pour me mettre dans la peau d'un élève ignorant, c'est très instructif sur le sentiment que peut ressentir l'élève qui découvre des choses qu'il n'a jamais entrevues. Une année j'ai commencé la danse irlandaise, une autre fois le Visual Basic, une autre année le Tango, j'ai essayé le Cambodgien (Ce fut dur!). Je me suis mis au montage numérique. Une année je me suis occupé de ma fille qui venait de naître. L'année suivante j'ai commencé le Bandonéon. J'ai fait du bricolage sur mon nouvel appartement. Cette année j'ai écrit ce que vous êtes entrain de lire. Je ne sais pas encore ce que je ferais l'année prochaine.

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Présentation

  • : le blog conseil-de-prof
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Un vieux professeur

Conseils, trucs et astuces pour professeurs débutants

  J'étais professeur de mathématiques dans un lycée qu'on appellerait un "Lycée Sensible". On y trouvait des problèmes de violence (finalement assez rare comparé à ce qui peut s'entendre), de niveau, de travail et d'absentéisme. Je suis maintenant dans un lycée "prestigieux" du centre de Paris. Booh, finalement les adolescents restent des adolescents.
    Je ne pense pas être un professeur excellent, j'ai choisi ce métier parce que j'aime les mathématiques, les élèves et les vacances. J'essaye de faire mon métier honnêtement. Je n'ai pas l'intention d'être un innovateur en matière de pédagogie, j'ai d'autres choses à faire.
    J'ai choisi de faire un petit inventaire des trucs qui m'ont permis de devenir un professeur convenable en lycée difficile. Je ne ferais pas de commentaires didactiques, ce n'est pas le propos. Je ne pense pas que mes propositions représentent un remède miracle. Elles peuvent ne pas convenir à d'autres. Parfois certains trucs conviennent à un moment et pas à un autre. Il faut les tester et les comprendre.
    
Je conseille avant tout chose une lecture qui m'a beaucoup aidé dans ma relation avec mes élèves: "L'art d'avoir toujours raison" de Schopenhauer. Je rends aussi honneur à Catherine Henri qui a écrit "De Marivaux et du loft", une collègue de français qui a une conception de l'enseignement qui ressemble beaucoup à la mienne.

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