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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 14:26

Quel professeur n'a jamais été dérangé par un élève qui frappe à votre porte pour vous déranger pendant votre cours ?

             Le truc est de ne jamais ouvrir une porte quand on frappe à la porte. Si une personne veut vraiment vous voir, elle refrappera et en général, ouvrira la porte.

                 Une fois j'avais compris que le frappeur était un élève blagueur. Une blague n'a d'intérêt que si elle marche. J'attends donc la deuxième fois en me postant derrière la porte. Evidemment le blagueur frappe à la porte, j'ouvre brutalement la porte, l'élève n'a pas eu le temps de s'enfuir. Je l'ai incendié copieusement devant ses camarades et je l'ai collé deux heures. L'impact devant mes propres élèves fut assez impressionnant.

Qu'en pensez vous ? Que feriez vous ?

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6 mai 2006 6 06 /05 /mai /2006 10:04
L'humour est un outil très puissant pour obtenir l'écoute, le respect ou pour désarçonner une situation pénible. Mais attention il faut le manier avec délicatesse.
 
Le second degré:  il est très dangereux de l'utiliser avec les élèves, ils le comprennent rarement car ils sont souvent sur la défensive.
 
Une fois j'ai dit à un très bon élève, qui avait très bien réussi son devoir et qui me demandait sa note, qu'il avait 5 sur 20. Il s'est mis à pleurer
 
Les clowneries : Je pense être assez bon dans ce type d'humour mais attention à ne pas en abuser faute de perdre l'écoute et le respect. J'ai entendu une fois des élèves dire "il est ouf le prof" après que je me sois déchaîné.
 
Les jeux de mots : Je n'y connais rien mais je connais des collègues qui ont un très grand succès auprès des élèves.
 
 Les vannes: vous rentrez ici dans le terrain de prédilection des élèves. C'est extrêmement efficace pour stopper un élève pénible ou bavard ou pour le culpabiliser quand il ne travaille pas. Cela n'est utilisable qu'avec une classe ou un élève dont j'ai la confiance, et là attention si vous tombez sur plus fort que vous. Le piège peut se retourner contre vous. Si vous les vannez, ils vous vanneront.
 
L'auto-dérision :Très efficace quand un élève vous dit que vous êtes trop dur. Rajoutez en: "Je suis même méchant et vicieux". Cela évite de justifier votre sanction et cela coupe toute conversation. Un professeur peut être fortement déstabilisé par des affirmations du genre : " C'est injuste !!" . On ne doit surtout pas essayer de répondre à ce type de propos qui sont infantiles. Rajoutez en: "Tu as raison, je suis même un dictateur dont tu es la victime".
 
Les blagues: Je dois les raconter très mal, je fais toujours un bide
 
Une situation cocasse:
 
Quand j'étais élève de troisième, nous avions une professeur de latin qui avait un long nez. Cela arrive et je ne me souviens pas d'une laide femme. Mais je me rappellerais toujours d'un cours avec un grand soleil qui traversait la salle dans l'axe du tableau. Chaque fois qu'elle se mettait de profil, l'ombre de son nez s'allongeait démesurément. Et chaque fois c'était l'hilarité générale. Je voyais cette femme se décomposer et personne ne lui expliquait ce qui se passait. La classe s'est retrouvée collée en fin de journée.
 
Quelle angoisse!!
 
Il arrive qu'un élève, une partie de la classe, ou la classe entière se prennent d'un fou rire inexplicable. Leur réponse, quand on leur demande ce qui se passe, est toujours "Rien !!" mais cela peut malheureusement continuer. Il y a de quoi tomber dans la paranoïa. Maintenant quand cela arrive, je leur demande si ma braguette est ouverte en regardant mon entrejambe. Ils éclatent de rire un bon coup et souvent un élève me dit que cela n'est pas à mon sujet qu'ils rigolent et je finis par savoir le fin mot de l'histoire. Cette idée m'est venue un jour où j'avais vraiment la braguette ouverte.
 
Le décalage : C'est plus pour vous faire plaisir. Mais si les élèves comprennent le jeu, ils essayeront de détecter tout vos effets et seront plus à l'écoute.
 
"Si vous résolvez 2x+3 = 0, Thomas enlève tes pieds de la chaise, vous obtenez, x = –1,5. Avec f(x) =k(k'x²+1)/(x²+1). Si k' "c'est fini" égal à 1 alors f est une fonction constante".
On m'a demandé recemment quelle était le décalage dans k'  "c'est fini". Je me suis senti un peu vieux. C'est une chanson d'Hervé Vilard qui a eu beaucoup de succès dans les années 60 et 70: "Capri, c'est fini, et dire que c'était la ville de mon premier amour...".
Les lapsus : Il y en a toujours et cela peut faire rire beaucoup. Je me corrige rarement, je les laisse rire ou je ris avec eux. Les lapsus ont l'avantage de montrer aux élèves que nous sommes des humains ordinaires. Cela détend l'ambiance et ils retiennent souvent la leçon grâce à ce petit événement.
 
La vulgarité: à proscrire
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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 16:34

Méfiez vous du syndrome du Cercle des Poètes Disparus. Le dialogue est une discussion à deux, or un professeur est seul face à une trentaine d'élèves. Un professeur entendra toujours dans sa carrière au moins une fois la phrase:

"M'sieur, on peut discuter, écoutez moi, on est en démocratie…"

Je réponds toujours:

 

"Non la démocratie c'est dehors ! Ici je suis seule maître à bord. Dans ma classe vous êtes dans une dictature. Et vous savez très bien ce que l'on fait des mutins."

Les élèves pensent souvent que la condition sine qua none de l'écoute est l'acceptation de leur demande. Je ne peux pas l'accepter donc je me présente d'abord comme totalitaire. Quand cette notion est clairement imprimée, je peux entamer un certain dialogue et une certaine écoute. Mais je n'oublie jamais que je suis l'adulte et qu'ils sont les enfants (même avec des élèves de 20 ans en terminal) . Un dialogue mûr peut arriver avec quelques élèves, parfois avec une classe. Cependant, au mois de septembre, je les considère comme des enfants avec des règles pour enfants. C'est à eux de prouver leur maturité.

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 22:41

Au début de l'année, tous les élèves passent au tableau. Après je fais une sélection. Tout le monde perd du temps avec un élève qui écrit comme une tortue. Certains ne supportent pas de parler en public. Je n'oublie pas que ce sont des adolescents souvent mal dans leur peau. Les non francophones peuvent être très mal à l'aise. Il y a les clowns qui profitent qu'ils ont un auditoire, cependant ils peuvent être aussi très efficaces pour faire comprendre des choses que je n'ai pas réussies à faire passer.

Je n'humilie jamais un élève au tableau. S'il n'a pas fait son travail, il retourne à sa place avec des points en moins sur la moyenne.

J'essaye toujours de les rassurer. Si un élève ne veut pas passer au tableau parce qu'il n'a pas réussi son exercice. Je lui demande s'il a essayé, et s'il me montre son cahier pour me le prouver, je lui dit que lui, il est plus intéressant qu'un élève qui a réussi son exercice. Je leur répète régulièrement que l'important n'est pas de trouver mais de chercher. Mais attention pour chercher il faut écrire. Il est très difficile de leur faire accepter ça. Certains flemmards essayent l'argument du "Je ne peux pas écrire n'importe quoi !", avec moi cela ne marche pas. Je prends toujours la classe à témoin.

Au tableau, je préfère un élève qui n'a pas réussi. Il montre ce qu'il ne faut pas faire et retiendra définitivement la méthode.

Très souvent un élève croit ne pas avoir réussi. Dans bien des cas, j'ai des surprises. Cela en dit parfois très long sur leur manque de confiance.

Gabriel ne veut pas passer au tableau, il pense qu'il s'est trompé sur un exercice sur les coordonnées de vecteurs. Il finit pourtant par passer au tableau et fait son exercice correctement avec une méthode que je n'avais pas préconisée au cours précédent mais avec une méthode utilisée le mois d'avant. Il n'arrêtait pas de se dévaloriser en écrivant l'exercice au tableau. "mais non c'est pas ça!…Je n'utilise pas la bonne méthode…Je me suis trompé"

Je remercie l'élève à la fin. . Je mets des points en plus, que l'exercice soit réussi ou non.

Je laisse l'exercice se terminer entièrement même et surtout s'il y des erreurs. Nous corrigeons avec la classe l'exercice.

Un inspecteur qui était présent le jour où un élève passait au tableau sur un exercice de factorisation avait rempli son cahier de note parce que l'élève faisait de nombreuses erreurs que je ne corrigeais pas. Quand j'ai corrigé les erreurs avec la classe entiére, il a barré toutes ses notes.

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 22:41

Mon premier combat contre le bavardage consistait à prévenir les élèves qu'ils seraient sanctionnés par une croix sur mon cahier, au bout de trois croix, ils auraient une sanction. Ce systéme était ingérable, à moins d'avoir la liste des élèves dans la tête avec une petite place pour les croix. Les bavards me demandaient combien de croix ils avaient. Je ne savais jamais à qui donner les croix...Je devais retourner à mon bureau toutes les cinq minutes...Finalement j'étais tellement concentré sur les croix que je n'avais plus d'accroche pédagogique avec la classe.

Maintenant si je suis fatigué du bavardage, je les préviens que le premier à qui je fais une remarque, je le mets à la porte. Je me prépare psychologiquement car il faut absolument le faire, quitte à renvoyer un élève qui n'est pas la source principale du bruit. Si l'élève que je renvois est un récidiviste notoire, je lui demande de me recopier deux ou trois pages du livre du chapitre en cours, attention je ne lui annonce la sanction qu'au moment où il dépasse la porte de la salle sans lui dire qu'il est récidiviste. Si l'élève n'est qu'un brave garçon qui a été surpris au mauvais moment, le fait d'être renvoyer suffit largement, c'est souvent même trés efficace pour l'ambiance de la classe car ils s'aperçoivent que je peux etre intransigeant. Il m'est arrivé de renvoyer quatre élèves jusqu'à obtenir l'écoute.

Il peut être extrêmement difficile d'obtenir un silence complet. Je pense que l'on peut accepter un certain niveau de bavardages suivant certaines règles.

Le bruit peut s'arrêter en attendant et en fixant quelques élèves en particulier. Cela marche si l'on ne veut pas forcément un résultat immédiat. Cela peut durer.

J'ai toujours aimé une scène de Sister Act où Whoopie Golberg fait crisser une craie sur un tableau noir pour faire taire une classe. C'était une idée intéressante mais pas très réaliste. Les craies ne crissent pas toujours ou pas assez fort. Et si jamais je tombe sur une bonne craie crissante, cela crispe tellement les élèves que le résultat peut être pire que l'effet voulu. De plus la mode devient de plus en plus au tableau blanc. Cependant la technique de la règle ou du tampon en bois claquant sur la table est assurément très efficace. J'arrive à obtenir un bruit extrêmement fort qui plaque les élèves. Quand ils connaissent ma technique, il me suffit parfois de lever la règle pour obtenir le silence.

Une méthode simple est de s'approcher du bavard et de son voisin sans rien dire. Durant une intervention, il faut circuler calmement et se rapprocher des élèves bavards qui ne peuvent pas bavarder en ayant le professeur collé à lui.

Si je tombe sur le bavard compulsif poli qui sait s'arrêter quand vous lui faites une remarque mais qui recommence immédiatement, je continue à le regarder, cela peut être très drôle parfois. Car il essaye de continuer à parler mais retourne sans arrêt la tête parce qu'il remarque que vous ne l'avez pas lâché des yeux. Ce genre d'élève bavard compulsif doit être très vite isolé et mis au premier rang

Il est nécessaire pour la majorité des classes actuelles de faire un plan de table dés le début de l'année. Je n'hésite pas à le remanier suivant les nécessités.

Certains élèves peuvent être d'une mauvaise foi incroyable par rapport à leur bavardage. je me méfie terriblement de ces élèves là. J'ai toujours eu mes plus gros conflits avec eux. En général, je les déplace très vite sans faire remarquer que je les déplace pour bavardages. Je suis de très mauvaises foi moi aussi et je fais déplacer pour aucune raison particulière. C'est complètement arbitraire. je dis même qu'il n'a rien fait et que c'est mon bon plaisir. Il ne peut donc pas se défendre sur le terrain de l'injustice et ne peut appeler ces camarades à témoins. J'utilise seulement le pouvoir régalien de placer les élèves où bon me semble dans la classe, ce que tout élève normal accepte.

Une seule fois un élève a insisté pour savoir ce qu'il avait fait et refusait de se déplacer jusqu'à ce que je lui demande de sortir. Mais c'était un cas très particulier (absentéiste, niveau extrêmement faible et pas de travail). La majorité de la classe était aussi incrédule que moi devant l'attitude de ce garçon. Aurais je eu le même résultat si j'avais fait état d'un bavardage quelconque ?

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 22:40

N'oubliez pas d'allumer la lumiére.

          Un collégue se plaignait du manque d'attention de ses élèves. Je passe un jour devant sa classe alors que la porte était ouverte. La lumiére était eteinte, c'est à peine si je distinguais les élèves. Je lui en ai fait la remarque. Elle s'exclamait d'enthousiasme chaque fois qu'elle me voyait. Elle découvrait que ses élèves pouvaient s'intéresser à son cours.

En générale, surtout pour des classes turbulentes, je demande aux élèves d'attendre dans le couloir que j'ai préparé mes affaires et inspecté l'état de la salle.

je peux être près de la porte et les faire rentrer un par un en leur demandant de s'installer un par table, même s'il n'y a pas assez de tables pour toute la classe, quand il y a grossièrement le même nombre d'élèves que de tables dans la salle, je bloque les autres dans le couloir en attendant que ceux qui sont à l'intérieur de la salle respectent la consigne. Ils doivent impérativement suivre cette consigne. Ensuite je laisse les autres se placer eux même ou je leur indique leur place. Cette méthode permet de faire mon premier plan de table. Je l'utilise aussi pour les devoirs en temps limité

Parfois je me met au milieu de la salle et j'impose alors que les rangées du fond ne soient pas remplies. Je n'essaye jamais d'empêcher le remplissage des rangées du fond en restant à mon bureau, c'est l'échec à chaque fois. Vous devrez presque toujours faire déplacer un ou plusieurs élèves récalcitrants.

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 22:10
C'est la classe agitée tout le temps, pas forcément méchante mais c'est la classe presque impossible à maîtriser, bavards, rigolard, aucun travail à la maison et vraiment pas grand chose en classe. c'est souvent des classes de type STT qui n'aiment pas les mathématiques dont les élèves n'étaient pas acceptés autre part. En général, ils vous disent même que ce n'est pas si mal et que c'était pire quand ils étaient au collège. Si vous voulez qu'ils apprennent quelque chose, il faut s'armer de courage et d'une bonne dose de patience. On peut mettre beaucoup de temps avant de remarquer que la classe n'est pas normale.
  • Dans ce genre de classe les engueulades et les cries sont strictement inefficaces. Ils rigolent.
  • Le plan de classe ne sert à rien, ils se hurlent dessus d'un bout à l'autre de la classe.
  • Les renvois ne servent à rien, c'est le concours de celui qui est le premier viré.
Je passe très vite à la sanction sévère. la grosse colle à un moment qui les ennuis un maximum. Mais attention il faut tout faire pour que la colle soit effectivement faite. Si l'administration est efficace, en générale pas de problème, mais je vérifie que la colle a été faite, si ce n'est pas le cas, je refuse l'élève et on en remet une couche. J'ai déjà refusé un élève pendant un mois. Il m'est arrivé de surveiller moi même des colles. Vous allez me dire que ce n'est pas mon travail, mais si vous ne voulez pas finir à La Verrière, il faut un petit sacrifice.
En début de carrière je détestais sanctionner les élèves par des colles. Mais il fallait bien que je m'en sorte avec des classes hyper agitées. Une année, je suis tombé sur une classe de Terminal STT ACC infernale. La première chose qu'il faut se dire c'est qu'ils n'ont rien retenu des années antérieures. Je recommence donc à la base, par exemple je leur réapprenais à tracer des droites. De plus, ils ne savaient pas prendre un cours correctement donc je leur faisait des polycopiés que je commentais et je le les mettais le plus rapidement en activité . Mes interventions ne devaient pas dépasser la minute. Mais ce n'etait parfois pas toujours suffisant. J'avais donc décidé de leur faire un cours en entrecoupant mes interventions de petites anecdotes ou de phrases toutes faites, par exemple comme cela:
 
-Voici la formule de dérivation de f(x) = mx+p qui est f ' (x) = m.
Savez vous que les premiers découvreurs du calcul de dérivabilité sont Newton et Liebniz. Ils ont découvert ce phénomène en même temps mais l'un en Angleterre et l'autre en Allemagne sans jamais se rencontrer ou presque.
Maintenant faites moi les exercices qui suivent sur le polycopié.
(Je vérifie aussi qu'ils ont bien compris de quels exercices je parle)
Voici maintenant la formule de dérivation de f(x) = xn qui est f '(x) = nxn–1
Cela me fait penser qu'il faudrait trouver un jour si cette histoire de pomme était véridique.
Vous pouvez maintenant vous mettre au travail et faire les exercices en rapport avec cette formule
Vous avez terminé, on passe à la formule suivante: (u+v)' = u'+v' faites moi les exercices d'en dessous
  • Mais monsieur c'est facile, il suffisait d'y penser.
  • D'accord mais connaissez vous l'histoire de l'œuf de Christophe Colomb…

 

Et je continuais comme cela jusqu'à la fin du cours. J'ai du mal à vraiment me rappeler comment se passait le cours parce que j'improvisais beaucoup par rapport aux réactions des élèves. C'est assez épuisant mais cela marche et les élèves vous adorent. Malheureusement, ils restaient insupportables avec les autres collègues. Vous voyez le problème. Et puis, je ne peux pas dire qu'ils restaient calmes avec moi; même s'ils m'estimaient. Je pense qu'ils m'aimaient plus que les autres professeurs mais ils pouvaient aussi être insupportable avec moi. L'année fut plutôt difficile avec cette classe. Je serais plus radical maintenant. Disons que maintenant j'utilise un mixte entre le conteur et la sévérité.
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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 22:08

Je vérifie tout le temps les emplois du temps de mes classes pour voir si je peux anticiper leurs réactions durant mon cours.

Si j'ai un cours en fin de journée, je me prépare à des moments difficiles. Récemment j'ai innové la séance de relaxation. Cela marche mais je pense qu'il faut que je me rode sur cet exercice. J'avais déjà la confiance de la classe et j'ai réussi une petite séance de repos et de silence. Je n'ai osé cela que récemment parce qu'il faut vraiment être sur de soi pour imposer cela à une classe dont la majorité vit dans des cités où la télévision et le bruit sont omniprésents. Il ne faut pas hésiter à perdre 15 minutes de cours en repos pour en avoir 40 efficaces.

Si j'ai un cours après le sport, je ne fait jamais de devoir. Ils dorment ou sont agités comme des puces, dans tout les cas, le devoir sera presque sûrement une catastrophe.

Une année, j'ai eu un cours de 12h à 13h avec une classe sympathique mais agitée. Là, j'ai opté pour le devoir systématique toute les semaines. C'est assez efficace mais il faut avoir de la matière. Et puis le collègue d'anglais de l'heure d'avant en avait marre qu'ils préparent leur devoir de maths durant son cours. Ils n'ont pas tous eu le bac mais ce n'était sûrement pas à cause des maths qu'ils échouèrent.

J'essaye d'entrecouper mon cours de quelques histoires, anecdotes, histoire des maths ou d'autres choses plus ludiques. Parfois je laisse l'événement arriver de lui même.

Une fois j'ai surpris un élève entrain de lire un texte en se bidonnant. je lui prend la feuille. C'était vraiment très drôle et les élèves me demandèrent de le lire, ce que j'ai fait. On s'est bien marré et le travail a repris

Il m'est arrivé une année de basculer une heure de 16h à 17h le lundi sur le mardi de 8h à 9h alors que je n'avais pas de cours ce jour là. Il faut faire un choix: vous avez la journée du mardi pour vous mais vous pétez les plomb tous les lundi soir et vous passez la journée du mardi à vous en remettre ou vous faites ce petit sacrifice et l'année se passe le mieux possible. Si en plus, les élèves se rendent compte que vous avez fait ce sacrifice pour eux, vous recevrez une quantité impressionnante de gâteaux le jour de Laïd

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Un vieux professeur

Conseils, trucs et astuces pour professeurs débutants

  J'étais professeur de mathématiques dans un lycée qu'on appellerait un "Lycée Sensible". On y trouvait des problèmes de violence (finalement assez rare comparé à ce qui peut s'entendre), de niveau, de travail et d'absentéisme. Je suis maintenant dans un lycée "prestigieux" du centre de Paris. Booh, finalement les adolescents restent des adolescents.
    Je ne pense pas être un professeur excellent, j'ai choisi ce métier parce que j'aime les mathématiques, les élèves et les vacances. J'essaye de faire mon métier honnêtement. Je n'ai pas l'intention d'être un innovateur en matière de pédagogie, j'ai d'autres choses à faire.
    J'ai choisi de faire un petit inventaire des trucs qui m'ont permis de devenir un professeur convenable en lycée difficile. Je ne ferais pas de commentaires didactiques, ce n'est pas le propos. Je ne pense pas que mes propositions représentent un remède miracle. Elles peuvent ne pas convenir à d'autres. Parfois certains trucs conviennent à un moment et pas à un autre. Il faut les tester et les comprendre.
    
Je conseille avant tout chose une lecture qui m'a beaucoup aidé dans ma relation avec mes élèves: "L'art d'avoir toujours raison" de Schopenhauer. Je rends aussi honneur à Catherine Henri qui a écrit "De Marivaux et du loft", une collègue de français qui a une conception de l'enseignement qui ressemble beaucoup à la mienne.

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