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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 22:34

Ce n'est pas en semant des orties que l'on récolte des roses

Ce n'est pas le chemin qui est difficile c'est difficile qui est le chemin (Sören Kierkegaard)

On ne s'appuie que sur ce qui résiste

L'évidence n'existe pas.

Ça n’était pas bien difficile !. Sans doute; mais fallait-il y penser. (Christophe Colomb)

Qui se frotte à l'ail ne sent pas la giroflée. (Cervantes)

Quand tu crois aller trop lentement, ralentis.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 16:28

           L'administration peut être fondamentale dans la bonne tenue d'un lycée. Il y a des proviseurs qui refusent les sanctions, les colles, les renvois ou les conseils de disciplines. Ce sont les pires. Ils pensent même aider les élèves. Ce sont encore des gens qui refusent aux adolescents le droit d'être des adolescents, c'est à dire insouciants. Ces proviseurs se cachent derrière une interprétation de la légalité et construisent un pourrissement détestable au détriment des élèves. Il faut résister profondément contre ces choix. J'insiste sur le fait qu'être adolescent, c'est une étape dans la découverte de soi-même et du monde. C'est la période des expériences extrêmes. S'il n'y a pas d'adultes pour donner et cadrer les limites, un adolescent peut s'envoyer de lui-même contre un mur au propre comme au figuré. Cessons de croire à la maturité automatique. La diminution du nombre d'adultes dans l'enceinte d'un établissement scolaire est une calamité qui pourrira l'éducation publique.

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 21:37

             Il y a très longtemps que je n'ai pas eu de grosse crise avec l'un de mes propres élèves. Les crises les plus difficiles viennent des élèves qui traînent dans les couloirs et qui peuvent être générateur de troubles. Il faut les sanctionner sans faiblesse sinon la prochaine victime se sera moi ou mes élèves.

          En général je leur demande leur carte de lycéen et s'il refuse, ce qui est majoritairement le cas, je vérifie que j'ai bien mon portable en poche avec le n° de l'administration et je rentre psychologiquement en "mode transparent": tous les cris et toutes les insultes devront glisser sur moi sans rien accrocher. Je les enregistre pour le rapport ultérieur. De plus je passe en mode vouvoiement. Je me prépare à parler le plus doucement possible mais fermement. Je m'interdis toutes insultes et toutes remarques sur la personne qui en face de moi. Mon vocabulaire doit être simple et je n'essaie jamais d'argumenter. Je n'ai rien à prouver, je ne suis pas en discussion, j'use d'autorité. Et je commence par "Pourriez-vous me suivre chez le proviseur s'il vous plaît"

En cas de refus, je sors le portable et j'appelle l'administration pour qu'ils interviennent. Dés qu'une tierce personne arrive, je les laisse discuter entre eux, cela permet de faire retomber la tension et bien sûr de savoir qui est l'élève en question. Ensuite je vais voir l'administration pour connaître les sanctions qui ont été prises. Pour l'instant mon administration a toujours été efficace et a pris des sanctions à bon escient.

 

        Je passe dans le couloir, un élève donne un coup de pied dans la porte d'un collègue qui l'avait refusé car il avait une demi-heure de retard. Je lui demande sa carte. Il refuse. Il a fait le tour du lycée en remontant et redescendant tous les escaliers. Il pensait que j'abandonnerais la partie mais je ne l'ai pas lâché. J'avais mon portable en poche, un surveillant est arrivé. Il a été renvoyé trois jours. Plus pour les allées et venues que j'ai du subir, que pour le coup de pied.

 

       Je suis en cours. Il est 17h45, un individu entre brutalement dans ma classe, saute, pourrait-on dire, et s'excuse de s'être tromper de salle. Il ressort et j'entends deux jeunes filles gloussées. Il a donc fait le coq et a voulu faire le malin devant ses deux camarades féminins. De plus j'ai du mal à croire que c'est une heure où l'on peut se tromper de salle. Je lui demande sa carte et il refuse. "Pourriez vous me suivre chez le proviseur s'il vous plaît". Il commence à argumenter: à dire que c'était de l'abus de pouvoir, que j'étais "ouf", que j'essayais de le niquer.... Je ne réponds à rien. Je demande dans le même temps à mes élèves de ranger leurs affaires et de partir. Je lui demande seulement de me suivre. Il accepte finalement. Je le laisse en tête-à-tête avec le proviseur, toujours pour faire retomber la tension. Je le retrouve dix minutes après, il s'est finalement excusé et a été renvoyé une journée.


A chaque fois les élèves jouent sur l'inaction présumée des adultes de nos établissements. Il ne faut jamais leur laisser la possibilité de répandre leurs instincts insouciants. C'est une affaire de respect envers eux. C'est entre autre pour cela que je ne lâche jamais l'affaire. Ensuite ces élèves me sourient, me disent bonjour et se découvrent devant moi. Beaucoup d'élèves de l'établissement me connaissent et savent que je ne faiblirai pas. Les débuts d'années sont de plus en plus facile sauf avec les secondes évidemment.

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 17:35

         Si vous rencontrez un clochard noir dans la rue, en déduisez-vous que tous les noirs sont clochards, non évidemment. Pourtant dés qu'on se laisse aller sur des cas moins évidents, le naturel revient au galop. Tout le monde fait ce genre d'erreur mais cela ne saute pas forcément aux yeux.

"Les élèves sont nuls on ne peut rien faire". Autant changer de métier, Platon disait la même chose.

"Ils n'aiment pas les maths (ou toute autre matière)". Dans une classe de trente, pensez vous faire plaisir à tout le monde ? Il y a un défi à relever.


      J'ai eu une classe de première L sans gros horaire de mathématiques, j'ai rarement pris autant de plaisir. Je n'essaye pas d'en faire des matheux, c'est perdu d'avance mais on peut leur donner les bases minimums intégrées au programme. Je leur montre que j'ai compris qu'ils n'aimaient pas les mathématiques et qu'ils en ont le droit mais nous allons passer l'année ensemble alors autant que cela se passe le mieux possible. Il y a pleins d'astuces: les jeux, les histoires, l'historique des mathématiques et l'humour.

"Ils ne savent rien". Certains pourraient me donner des cours d'informatique, de musique, de danse, de dessin…évidemment ce ne sont pas des mathématiques.

L'autre jour Juliette croyait que Sherlok Holmes était écrit par Shakespeare. "Ils ne savent rien". Prendre un cas particulier pour en faire une généralité est une malheureuse argumentation qui peut faire beaucoup de dégâts

" Ils sont flemmards". Quelques-uns , peut être, mais pas tous. Et pourquoi ?

Arnold redouble en seconde, c'est une bataille pour lui rappeler qu'il n'a rien appris l'année dernière. Il croit savoir mais ne sait pas.

Une amie me dit que son fils a des notes catastrophiques (moins de 5/20). "Il est flemmard !" me dit-elle. Je lui fait remarquer que je ne peux pas comprendre comment un élève peut atteindre un niveau si bas. Elle finit par m'avouer qu'il avait des antécédents médicaux qui ont laissé des séquelles.

Je suis issu d'une culture bourgeoise et blanche où certains préjugés s'insèrent insidieusement:

  • Je ne nie pas que je peux avoir des réflexes racistes, il faut essayer de les débusquer.

En classe de STI, j'ai deux élèves excellents, l'un blanc l'autre noir. Je corrige leur copie. Ils ont la même note. Je mets "Excellent !" sur une copie, "TB" sur l'autre. Devinez quelle est la copie de l'élève noir.

  • Je ne nie pas que je peux avoir des réflexes sexistes. Sachons les remarquer.

L'exercice d'un livre présente la copie d'Hélène remplie de fautes de logique et la copie d'Hector remplie de fautes de syntaxes !!! Corrigez les copies.

L'exemple sert à contredire. Il est scandaleux d'en déduire une généralité.

  • "Les noirs sont flemmards". Roger Amoussou est l'un de mes meilleurs élèves. Il fera une classe prépa et deviendra ingénieur.
  • "Les Asiatiques sont travailleurs". Je ne me souviens plus de son nom mais je peux vous dire qu'il n'a jamais eu le bac.
  • "Les Arabes sont violents". Ils m'offrent des gâteaux au miel le jour de Laïd.
  • "Les filles sont travailleuses". Nul besoin d'exemples pour prouver que cela peut être faux.
  • " Quand les filles pensent au maquillage elles sont futiles". Delphine et Laure ont eu leur Bac haut la main. Moi et une de me collègue les appelions entre nous "nos pétasses préférées". Elles pouvaient refaire leur maquillage en étudiant une fonction logarithme.
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 18:56

         Mon credo c'est :"Pour être respecté soyons respectueux!"

         Je ne donne jamais d'exemples négatifs qui pourraient concerner certains élèves, par exemples sur les professions.

        Je venais de voir "True lies" au cinéma, et j'ai fait une remarque désobligeante sur les vendeurs de voitures d'occasions, malheureusement le père d'un élève était vendeur de voitures d'occasions. Je me suis raccroché aux branches mais j'étais mal à l'aise.

      J'évite de prendre les élèves comme exemple sauf si je suis sûr de les valoriser.

      Les élèves m'ont raconté que pour expliquer l'expression "faux jeton", un professeur a montré un de leur camarade en disant que lui, par exemple, avait une tête de faux jeton. Ils n'ont pas apprécié.

        Je ne dis jamais, jamais, absolument jamais à un élève qu'il est nul. Mais je peux le penser extrêmement fort.

         Un élève de seconde était nullissime en début d'année (4 ou 5 de moyenne). A force d'encouragement il est passé en 1ere STI avec 16 de moyenne en fin d'année. J'ai au moins deux ou trois exemples par an de ce type.

        Je sanctionne toujours la grossièreté par quelques pages à recopier.

        Il m'est arrivé de m'emporter. Je m'excuse toujours et le plus rapidement possible.

       Un élève ne faisait pas son exercice, il affirmait que c'était trop facile. Je lui ai dit "Si c'est difficile tu ne le fais pas, si c'est facile tu ne le fais pas. A ce compte là tu vas rester puceau toute ta vie." La classe a éclaté de rire. Me rendant compte de l'énormité que je venais de proférer, je me suis excusé immédiatement. L'élève a rougit mais m'a dit que j'avais raison et s'est mis au travail.

     J'ai déjà entendu des collègues dire "Ce ne sont pas des élèves", qu'est ce qu'un élève alors ?

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 17:37

      Le vrai, le bon tricheur est un travailleur. Il mettra de l'énergie et de l'intelligence dans ses tricheries. On ne peut le confondre qu'avec beaucoup d'attention et de recherche. Ils sont très rares. Rien ne sert donc de s'angoisser sur d'éventuelles tricheries.

J'encourage à mettre des formules dans leur calculette. Ils n'ont pas le droit aux anti-sèches papiers mais l'interdiction est pour la forme car une bonne anti-sèche est un travail d'artiste.

             J'ai parfois des redoublants dans mes classes. Je donne de temps en temps des devoirs qu'ils ont déjà faits, aucun n'a jamais eu l'idée de regarder le devoir qu'il avait fait l'année précédente. Ils ne sont pas redoublants pour rien.

         Il faut empêcher le copiage et la communication pendant un devoir, mais sans stress. Le regard sur le coté ne donne que des informations parcellaires qui ne peuvent pas vraiment influencer sur le niveau de l'élève. Si je pense qu'un élève abuse beaucoup de son voisin, je le déplace ou je déplace la table sans lui faire remarquer qu'il copiait. J'utilise simplement mon bon droit. S'il essaye de crier à l'injustice, je lui fais remarquer que je ne l'ai pas accusé de quoi que ce soit, je lui ai seulement demander de se déplacer. La seule arme contre la mauvaise foi, c'est la mauvaise foi. Dans le cas d'un copiage évident et profond, qui se remarque pendant la correction, j'explique ma méthode dans le chapitre Les devoirs surveillés.

           Dans le cas d'une classe dissipée pendant un devoir, je mets des points en moins que je mettrai clairement dans la copie. Je ne m'énerve pas, je note dans mon cahier en les regardant méchamment. Dans ce type de classe, je les surveille et je les surveille uniquement. Il faut être intraitable sinon le problème se reposera au devoir suivant. Cependant, s'il est difficile d'enlever des points à un élève déjà faible, je lui rajoute des points sur le devoir. Si un élève passe de 10 à 8, en pensant que c'est à cause de son attitude, il ne mouftera pas au prochain devoir. Bien sur il ne sait pas que sa vraie note est 8. Il faut accepter que le premier devoir ne soit pas un merveilleux moment de silence.

         Une fois, j'ai enlevé 4 points à un élève, il était insupportable. C'était un élève moyen, je ne pouvais pas décemment lui mettre 9-4=5 sur 20. Je me suis débrouillé pour lui mettre 13-4 =9. Il n'était pas content mais après ce fut un ange. Sa progression fut spectaculaire.

         Une année, j'avais deux classes de Terminale Génie Électronique, une bonne et une mauvaise. Il y a un des chapitres que j'ai fait en parallèle dans les deux classes. Le mardi j'ai donné le devoir à la bonne classe et le jeudi, j'ai donné le même devoir à la mauvaise. La moyenne de la mauvaise classe était exécrable par rapport à l'autre classe. Ils ne s'étaient pas communiqués le sujet. Preuve que la triche demande de l'effort.

Qu'en pensez vous ? Que feriez vous ?

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 13:09

Je compte à haute voix jusqu'à trente et je dis clairement que j'arracherai les copies et je le fais. Parfois je dis que j'ai très envie d'aller aux toilettes...

Pendant le comptage, il y en a que cela énerve. je dis que c'est fait exprès.

Qu'en pensez vous ? Que feriez vous ?

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 16:52

 J'adore ce titre...

Voilà ce que l'on peut lire ici: http://ecolesdifferentes.free.fr/constantemacabre.html  

Évaluer dans la situation actuelle :
des inconvénients très importants ...
- Implicitement, un certain pourcentage de mauvaises notes ( une "constante macabre" ) semble nécessaire pour que l'évaluation soit crédible
- Sous la pression de la société, l'enseignant devient un sélectionneur malgré lui.
- De nombreux élèves faisant partie du " mauvais tiers " d'une classe sont injustement en échec malgré leur travail. Ils se découragent et perdent confiance

         Depuis l'année dernière, j'ai découvert par hasard comment pouvait être perçu le fameux "un tiers de mauvais, un tiers de moyen et un tiers de bon" que j'appliquais dans mes classes. J'étais conscient d'appliquer cette règle, j'étais même fier quand j'avais un beau dix de moyenne tout rond. Mais j'étais totalement inconscient du pourquoi cela arrivait "naturellement" dans la plupart de mes classes. C'était normal. Or je supportais de moins en moins de voir des élèves travailleurs, loin d'être idiot, comprenant tout et réussissant leurs exercices en classe, ne jamais décrocher de leur mauvaises notes. Un article de Monsieur André Antibi ( je ne sais plus où je l'ai lu) me déculpabilise complètement et me donne une méthode simple:      

     Une semaine avant chaque devoir, il faut donner une liste d'exercices corrigés et expliquer aux élèves que la moitié ou plus des points du devoirs seront tirés de cette liste mot pour mot.

      J'ai un peu un choc en lisant cela. Ils vont tous avoir des bonnes notes. Quelle horreur ! Il suffit d'apprendre par cœur ! hum ! "Il suffit…"

      Je m'en fous. J'essaye...

      J'avais une bonne relation avec mes classes; depuis l'année dernière, elle est encore meilleure. Je ne suis pas moins exigeant sur les contenus mais maintenant les élèves ne peuvent plus rien me reprocher quand ils ont des mauvaises notes. Ils sont les seuls responsables de leur échec. Les élèves qui travaillent progressent de façon extraordinaire et découvrent enfin que l'effort paye. De plus, ils m'arrivent dans certaine classe d'élever le niveau à un point que je n'espérais plus. La plus grosse difficulté, c'est de s'habituer à mettre de bonne note Je ne suis plus un sélectionneur, je suis un enseignant…A suivre

 

Qu'en pensez vous ? Que feriez vous ?

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 14:26

Quel professeur n'a jamais été dérangé par un élève qui frappe à votre porte pour vous déranger pendant votre cours ?

             Le truc est de ne jamais ouvrir une porte quand on frappe à la porte. Si une personne veut vraiment vous voir, elle refrappera et en général, ouvrira la porte.

                 Une fois j'avais compris que le frappeur était un élève blagueur. Une blague n'a d'intérêt que si elle marche. J'attends donc la deuxième fois en me postant derrière la porte. Evidemment le blagueur frappe à la porte, j'ouvre brutalement la porte, l'élève n'a pas eu le temps de s'enfuir. Je l'ai incendié copieusement devant ses camarades et je l'ai collé deux heures. L'impact devant mes propres élèves fut assez impressionnant.

Qu'en pensez vous ? Que feriez vous ?

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6 mai 2006 6 06 /05 /mai /2006 10:05

Je suis professeur de mathématiques au lycée, en région parisienne. J'ai travaillé cinq ans dans un lycée classé sensible. Maintenant j'enseigne depuis quatre ans dans un lycée qui n'a pas ce classement mais qui en a toutes les caractéristiques: public issu de milieux défavorisés et plus de 50 nationalités. on y trouve des problèmes de niveau, de travail, d'absentéisme  et quelques problèmes de violence (finalement très rares comparés à ce qui peut s'entendre). Nous combattons souvent plus la violence verbale que physique. 

Quand j'ai commencé à enseigner, j'étais stagiaire et j'avais une classe de seconde en responsabilité. Le reste du temps j'étais à l'IUFM. Un des problème qui s'est posé, c'est que la plupart des formateurs d'IUFM refusaient de nous donner des trucs ou des astuces pour améliorer notre relation avec la classe sous prétexte que chacun était différent et qu'il n'y avait pas de trucs ou de solutions miracles. Après neuf ans d'enseignement je ne comprends toujours pas cet argument. Il y a des trucs, il faut les tester et garder ceux qui nous conviennent, j'en suis maintenant persuadé. Mais j'ai perdu énormément de temps et de moral avant de m'en rendre compte.

Je ne pense pas être un professeur excellent, j'ai choisi ce métier parce que j'aime les maths, les élèves et les vacances. J'essaye de faire mon métier honnêtement. Je n'ai pas l'intention d'être un innovateur en matière de pédagogie, j'ai d'autres choses à faire.

J'ai choisi cette année de faire un petit inventaire des trucs qui m'ont permis de devenir un professeur convenable en lycée difficile. Je ne ferais pas de commentaires didactiques, ce n'est pas le propos. Je ne pense pas que mes propositions représentent un remède miracle. Elles peuvent ne pas convenir à d'autres. Parfois certains trucs conviennent à un moment et pas à un autre. Il faut les tester et les comprendre.

 

Je conseille avant tout chose une lecture qui m'a beaucoup aidé dans ma relation avec mes élèves: "L'art d'avoir toujours raison" de Schopenhauer. Je rends aussi honneur à Catherine Henri qui a écrit "De Marivaux et du loft", une collègue de français qui a une conception de l'enseignement qui ressemble beaucoup à la mienne. Son livre m'a déculpabilisé et m'a rassuré dans mes rapports avec les élèves.

 

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Un vieux professeur

Conseils, trucs et astuces pour professeurs débutants

  J'étais professeur de mathématiques dans un lycée qu'on appellerait un "Lycée Sensible". On y trouvait des problèmes de violence (finalement assez rare comparé à ce qui peut s'entendre), de niveau, de travail et d'absentéisme. Je suis maintenant dans un lycée "prestigieux" du centre de Paris. Booh, finalement les adolescents restent des adolescents.
    Je ne pense pas être un professeur excellent, j'ai choisi ce métier parce que j'aime les mathématiques, les élèves et les vacances. J'essaye de faire mon métier honnêtement. Je n'ai pas l'intention d'être un innovateur en matière de pédagogie, j'ai d'autres choses à faire.
    J'ai choisi de faire un petit inventaire des trucs qui m'ont permis de devenir un professeur convenable en lycée difficile. Je ne ferais pas de commentaires didactiques, ce n'est pas le propos. Je ne pense pas que mes propositions représentent un remède miracle. Elles peuvent ne pas convenir à d'autres. Parfois certains trucs conviennent à un moment et pas à un autre. Il faut les tester et les comprendre.
    
Je conseille avant tout chose une lecture qui m'a beaucoup aidé dans ma relation avec mes élèves: "L'art d'avoir toujours raison" de Schopenhauer. Je rends aussi honneur à Catherine Henri qui a écrit "De Marivaux et du loft", une collègue de français qui a une conception de l'enseignement qui ressemble beaucoup à la mienne.

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